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<p align="center"><em>Rapporteurs spéciaux</em> : MM. Alain HOUPERT et Yannick BOTREL</p>
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<div align="center"><center><table border="1"><tbody><tr><td class="wborder"> <p align="left"><em>(1) Cette commission est composée de : </em>M. Vincent Éblé<em>, président ; </em>M. Albéric de Montgolfier<em>, rapporteur général ; </em>MM. Éric Bocquet, Emmanuel Capus, Yvon Collin, Bernard Delcros, Mme Fabienne Keller, MM. Philippe Dominati, Charles Guené, Jean-François Husson, Georges Patient, Claude Raynal<em>, vice-présidents ; </em>M. Thierry Carcenac, Mme Nathalie Goulet, MM. Alain Joyandet, Marc Laménie<em>, secrétaires ; </em>MM. Philippe Adnot, Julien Bargeton, Arnaud Bazin, Yannick Botrel, Michel Canevet, Vincent Capo-Canellas, Philippe Dallier, Vincent Delahaye, Mme Frédérique Espagnac, MM. Rémi Féraud, Jean-Marc Gabouty, Jacques Genest, Alain Houpert, Éric Jeansannetas, Patrice Joly, Roger Karoutchi, Bernard Lalande, Nuihau Laurey, Mme Christine Lavarde, MM. Antoine Lefèvre, Dominique de Legge, Gérard Longuet, Victorin Lurel, Sébastien Meurant, Claude Nougein, Didier Rambaud, Jean-François Rapin, Jean-Claude Requier, Pascal Savoldelli, Mmes Sophie Taillé-Polian, Sylvie Vermeillet, M. Jean Pierre Vogel<em>.</em></p> </td></tr></tbody></table></center></div>
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<p align="justify"><sup><strong>Voir les numéros</strong> :</sup></p>
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<p align="left"><strong>Assemblée nationale</strong> (<strong>15</strong><sup>ème</sup> législ.) : <strong>235</strong>, <strong>264 <em>rect.</em></strong>, <strong>266 <em>rect.</em></strong>, <strong>273</strong> à <strong>278</strong>, <strong>345</strong> et T.A. <strong>33</strong></p>
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<p align="left"><strong>Sénat </strong>:<strong> 107 </strong>et <strong>109 </strong>à <strong>114 </strong>(2017-2018)</p>
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<h2><a name="toc0"></a> LES PRINCIPALES OBSERVATIONS DES RAPPORTEURS SPÉCIAUX</h2>
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<div align="center"><center><table border="1"><tbody><tr><td class="wborder"> <p align="justify"><strong>1.</strong> La mission confirme l'<strong>évolution regrettable intervenue l'an dernier avec la suppression du programme 149 spécifiquement consacré à la politique en faveur de la forêt</strong>. Vos rapporteurs spéciaux persistent à s'interroger sur la conformité de la confusion des crédits pour la forêt avec ceux consacrés à l'économie agricole avec <strong>les termes de l'alinéa 6 de l'article 7 de la loi organique du 1<sup>er</sup> août 2001 relatif aux programmes budgétaires dans la mesure où les objets de ces politiques publiques ne sont pas nécessairement les mêmes.</strong> Rappelant qu'ils avaient exprimé le souhait que les services concernés sollicitent l'avis des parlementaires des commissions des finances des deux chambres, pour avis, avant d'engager de telles démarches, ils ne peuvent que constater que l'inclusion réalisée cette année des crédits de la pêche et de l'aquaculture dans le programme 149 s'est affranchie de cette recommandation. Vos rapporteurs spéciaux le regrettent vivement comme, de façon plus générale, ils déplorent le manque de suites données aux recommandations formulées par les parlementaires à l'occasion de leurs travaux de contrôle et d'évaluation.</p> <p align="justify"><strong>2.</strong> Le présent projet de loi de finances propose de doter en 2018 la mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » (AAFAR), portée par le ministère de l'agriculture et de l'alimentation de <strong>3,322 milliards d'euros en AE et 3,435 milliards d'euros en CP</strong>, soit, pour les AE, une baisse de 3,1 % et pour les CP une hausse de 1,3 %.</p> <p align="justify"><strong>3.</strong> Cependant, ces évolutions sont largement « visuelles », les conditions d'exécution et de programmation du budget agricole conduisant à relativiser la portée des comparaisons entre exercices. En premier lieu, l'exécution budgétaire en 2017 devrait largement dépasser les crédits ouverts en loi de finances initiale du fait des reports considérables de crédits de l'exercice 2016. Par ailleurs, le niveau très élevé des sous-budgétisations de la loi de finances initiale pour 2017 doit être mentionné, le contrôleur budgétaire et comptable ministériel (CBCM) les évaluant à plus de 600 millions d'euros. Enfin, le projet de budget pour 2018 comporte des inscriptions budgétaires destinées à couvrir des engagements correspondant à l'année 2017. Dans ces conditions, l'on doit observer, pour le déplorer, que le projet de budget pour 2018 vient, par avance, consacrer les défectuosités de l'exécution budgétaire de l'année en cours et fait peser un risque nouveau. Si insincérité il y avait en 2017, alors force est de constater que cette insincérité existe toujours.</p> <p align="justify"><strong>4.</strong> Il faut encore tenir compte des engagements nouveaux que pourrait devoir supporter le budget agricole en 2018 afin de vérifier que la programmation de ses crédits respecte les principes de sincérité et de crédibilité. Sur ce point, il y a lieu de considérer les risques nouveaux tenant à la procédure de refus d'apurement européens. Selon les informations transmises à vos rapporteurs spéciaux, ils peuvent être estimés à 1 081 millions d'euros, dont environ 150 millions d'euros pourraient devoir être réglés dès 2018. Compte tenu des refus d'apurement non provisionnés en 2017 (221,9 millions d'euros selon le CBCM), l'inscription au budget d'une réserve de 300 millions d'euros pour acquitter des dépenses imprévisibles ne suffirait pas à absorber les seules charges en cause. <em>A fortiori</em>, elle ne laisserait aucune marge pour faire face à la survenance d'autres risques (environnementaux, sanitaires, économiques ou géopolitiques) alors que l'accroissement de la résilience des exploitations agricoles est sans conteste devenu l'un des défis majeurs que doit relever le monde agricole.</p> <p align="justify"><strong>5.</strong> Au demeurant, vos rapporteurs spéciaux éprouvent un sentiment mitigé devant l'inscription de cette dotation. Si, de prime abord, elle paraît témoigner d'un progrès de sincérité budgétaire, elle peut également être analysée compte tenu des conditions de sa budgétisation (son niveau est d'emblée inférieur aux à celui de risques quasiment certains) comme s'en éloignant en pratique. Vos rapporteurs spéciaux insistent pour que la dotation corresponde réellement à sa vocation de couvrir des dépenses imprévisibles et qu'elle ne dégénère pas, comme hélas le projet de budget pour 2018 semble l'annoncer, en une facilité de caisse ouverte pour combler des impasses financières régulières de la programmation du programme 149. Alors que le gouvernement a largement communiqué sur l'accroissement de la sincérité de la programmation budgétaire par rapport aux exercices précédents, force est de constater qu'une approche analogue prévaut pour ce nouveau projet de loi de finances.</p> <p align="justify"><strong>6.</strong> Il apparaît, au surplus, dans ces conditions que le projet de budget pour 2018 ne comporte, en réalité, aucune réserve susceptible d'être mobilisée pour couvrir les risques alternatifs à ceux liés aux contentieux européens alors même que l'agriculture est de plus en plus confrontée à des risques de toutes natures. S'agissant des risques environnementaux, ni le dispositif de soutien public à l'assurance récolte, ni le fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) ne présentent une situation financière apte à en assurer une couverture efficace. Quant aux risques économiques, ils demeurent sans solutions. En définitive, le projet soumis à vos rapporteurs spéciaux est caractérisée par une approche défensive et de facto pro-cyclique quand la situation du monde agricole appelle une politique offensive, contra-cyclique, marquée par une ambition véritable pour accroître notamment la résilience des exploitations agricoles.</p> <p align="justify"><strong>7.</strong> Vos rapporteurs spéciaux relèvent plus globalement que les crédits ouverts en 2018 pour financer des dépenses de 2017, comme celles en lien avec les mesures agroenvironnementales et climatiques, une fois déduits, la programmation du budget 2018 entérine une forte réduction des crédits budgétés en direction des exploitations agricoles alors même que la situation économique et sociale de l'agriculture ne laisse d'être préoccupante.</p> <p align="justify"><strong>8.</strong> Dans ce contexte morose, les interventions agricoles du programme 149 perdent une dimension offensive axée sur la modernisation des entreprises agricoles, nécessaire pour relever, par un niveau d'investissement plus fort que celui, très faible, observé ces dernières années, les défis de la concurrence internationale et européenne, que leur conférait le plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles (PCAE) qui, encore doté de 84,5 millions d'euros en 2017, est ramené à 56 millions d'euros. S'ajoutent à cette évolution regrettable les interrogations sur l'adéquation entre les soutiens à la modernisation des exploitations de palmipèdes (5 millions d'euros) et les besoins révélés par la crise de l'influenza aviaire, dont le coût économique a pu être estimé à 500 millions d'euros.</p> <p align="justify"><strong>9.</strong> La programmation pluriannuelle des finances publiques qui verrait les crédits de la mission reculer de 350 millions d'euros en 2020 par rapport au niveau de 2018 (soit une baisse de plus de 10 %) renforce les inquiétudes engendrées par un projet de budget pour 2018 sans tonus.</p> <p align="justify"><strong>10.</strong> Il est vrai que le déclin des dotations qu'il manifeste est en partie lié à la suppression des crédits ouverts pour financer la réduction de 7 points de la cotisation d'assurance-maladie des exploitants agricoles qui avait justifié une ouverture de crédits de 480 millions d'euros l'an dernier. Vos rapporteurs spéciaux relèvent que les économies en dépenses budgétaires de la mission n'auront pas de correspondance dans l'évolution générale des charges publiques. En revanche, le réaménagement des conditions de financement de la protection sociale des exploitants agricoles qui en découle, dont les effets sont mal évalués à ce jour, devrait leur être défavorable. Si la progressivité des contributions sociales est un objectif politique majeur et que la disposition y contribue, votre rapporteur spécial Yannick Botrel estime que cette mesure est prématurée dans la mesure où aucune étude d'impact précise n'est disponible à ce stade.</p> <p align="justify"><strong>11.</strong> La mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » (AAFAR) ne porte qu'une portion très minoritaire des concours publics à l'agriculture. Alors que la<strong> contribution totale </strong>du ministère au financement public du secteur agricole représenterait 5,8 <strong>milliards d'euros en 2018 </strong>(en incluant les crédits d'enseignement agricole), le<strong> financement communautaire </strong>devrait atteindre environ<strong> 8,9 milliards d'euros tandis que les allègements fiscaux et sociaux et les dépenses fiscales </strong>(dont certaines ne sont pas évaluées) porteraient la totalité des concours publics à l'agriculture à <strong>21,4 milliards d'euros. Vos rapporteurs spéciaux, qui renouvellent leur souhait de voir mieux appréciés les concours des collectivités territoriales à l'agriculture, relèvent qu'ainsi </strong>le périmètre de <strong>la mission AAFAR</strong> recouvre donc <strong>de l'ordre de 16 % de l'ensemble des concours publics annuels à l'agriculture</strong>.</p> <p align="justify"><strong>12.</strong> Ceux-ci ont connu une profonde modification de leur structure dont les effets mériteraient une évaluation à part entière. La part des dépenses budgétaires (européennes ou nationales) sur crédits a nettement reculé au profit de celle des allégements fiscaux et sociaux. De l'ordre de 22 % des concours à l'agriculture en 2013, celle-ci est passée à près du tiers. La baisse relative des dépenses européennes s'accompagne d'une diminution du taux de retour de la France, pourtant largement contributrice nette au budget européen, évolution d'autant moins acceptable que les refus d'apurement européen semblent témoigner qu'elle n'est pas sans lien avec une mauvaise exécution de la dépense européenne par la France. Quant au renforcement du poids relatif des soutiens apportés par le jeu des prélèvements obligatoires, ses effets en termes de stabilisation des revenus (il s'accompagne d'une plus grande procyclicité des transferts à l'agriculture) et au regard de la distribution des concours publics doivent être examinés.</p> <p align="justify"><strong>13.</strong> Une fois encore un mécanisme <strong>d'apports de trésorerie remboursables</strong> a été mis en place pour compenser le versement différé des aides européennes et le calendrier des paiements des aides s'est trouvé considérablement retardé, ces circonstances alourdissant considérablement la charge de travail déjà très lourde des exploitants qui se trouve aggravée par des coûts d'administration inacceptables tandis que la mauvaise exécution des paiements crée un risque économique dont ils subissent la charge. Vos rapporteurs spéciaux ont entamé un travail sur cette problématique et présenteront un rapport d'information sur ce point dans les mois à venir.</p> <p align="justify"><strong>14.</strong> La mission<strong> « Développement agricole et rural » </strong>correspond au <strong>compte d'affectation spéciale éponyme, dit « CAS-DAR »</strong>. Ses recettes proviennent du produit d'une taxe affectée dont le montant est évalué à <strong>136 millions d'euros pour 2018</strong>. La prévision de recettes, en retrait de 11,5 millions d'euros, semble <em>a priori </em>plus réaliste que les années précédentes. On relève une <strong>augmentation du financement d'actions par le biais de</strong> <strong>procédures d'appels à projets, ce dont il faut se féliciter, les investissements financés n'ayant pas vocation à constituer une réserve de crédits d'abonnement. </strong>En dépit des avancées constatées, la <strong>justification des dépenses reste encore insuffisante</strong> pour s'assurer que les crédits concourent efficacement à des objectifs stratégiques.</p> <p align="justify"><strong>15.</strong> Votre rapporteur spécial Yannick Botrel relève la diminution des dotations prévues en faveur de la forêt, particulièrement forte pour les autorisations d'engagement (- 9,5 %) dans un contexte marqué il est vrai par la réduction des charges de rétablissement des forêts dévastées par la tempête Klaus. Il s'interroge sur la provision prévue à ce titre en crédits de paiement dans la mesure où un nombre encore important de dossiers restent à traiter. </p> <p align="justify"><strong>16.</strong> Vos rapporteurs spéciaux soulignent une certaine atonie des crédits destinés à l'investissement forestier alors même que les feux de forêt dévastateurs subis en cours d'année en démontrent la pleine nécessité. </p> <p align="justify"><strong>17.</strong> Rappelant que les crédits du programme 149 ne sont qu'une partie de l'effort global de soutien public qui bénéficie aux acteurs du secteur forestier, ils remarquent que les avantages fiscaux consentis pour la forêt, peu évalués, sont justifiés par les particularités des activités forestières, rappel utile à l'heure de la transformation de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI). </p> <p align="justify"><strong>18.</strong> Votre rapporteur spécial Yannick Botrel remarque que le nouveau contrat d'objectifs et de performance de <strong>l'Office national des forêts </strong>(ONF) lui garantit un maintien de ses moyens, tout en assignant à l'ONF des objectifs de mobilisation de la ressource forestière globalement satisfaisants, compte tenu de la part plus grande que doit prendre la production de bois façonné. Il reste que les évolutions entre le précédent et le nouveau COP seront marquées par les <strong>moindres ambitions des objectifs de l'opérateur en termes de mobilisation de la ressource bois</strong> (6,5 millions de mètres cube par an au lieu de 6,8 millions en forêt domaniale, 8,5 millions de mètres cube par an au lieu de 9,3 millions dans les forêts des collectivités). </p> <p align="justify"><strong>19.</strong> La situation financière de l'ONF a connu une amélioration, dont il faut se féliciter, du fait d'un niveau plus favorable du cours du bois, qui demeure une variable évolutive. Ainsi, les efforts de l'office en matière d'<strong>organisation interne </strong>doivent être poursuivis, notamment pour ce qui concerne la mise en place d'une comptabilité analytique permettant d'identifier les charges propres à la gestion du « régime forestier » et l'optimisation de sa fonction ressources humaines. Votre rapporteur spécial Yannick Botrel rappelle que les missions de police de l'ONF justifient que cet établissement public, malgré son caractère industriel et commercial, emploie des agents sous statut de la fonction publique. Quant aux agents sous statut privé, il importe que l'ONF, pour pouvoir contribuer à la diffusion des emplois aidés et au développement de l'apprentissage, assume une politique de recrutement de qualité.</p> <p align="justify"><strong>20.</strong> Les objectifs de la transition énergétique conduisent à élever l'effort de mobilisation de la ressource, mais aussi de reboisement, pour satisfaire les différents usages du bois, ce qui suppose des efforts de collecte. Votre rapporteur spécial Yannick Botrel souhaite que les éventuels conflits d'usage pouvant se présenter soient surmontés au profit des utilisations les plus valorisées de la ressource et qu'un effort particulier accompagne la production de bois-matériaux.</p> <p align="justify"><strong>21.</strong> Le programme 206 « Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation » consacré au fonctionnement de la direction générale de l'alimentation (DGAL) et de l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSéS) a fait l'objet d'un contrôle budgétaire dont les conclusions ont été présentées par vos deux rapporteurs spéciaux en cours d'année autour de 61 recommandations, dont certaines peuvent supposer de profonds réaménagements du cadre d'exercice de la maîtrise des risques sanitaires.</p> <p align="justify">La situation sanitaire a connu des tensions exceptionnelles dans un contexte où l'attention a pu être polarisée sur de graves incidents impliquant le bien-être animal. Par ailleurs, les produits phytosanitaires font l'objet d'une attention renforcée, tandis que les scientifiques doivent encore s'attacher à mesurer des effets d'accumulation de certains produits, tout au long de la vie.</p> <p align="justify">Prenant bonne note des travaux lancés dans le cadre des États généraux de l'alimentation, bien qu'ils n'y aient pas été associés et qu'ils le déplorent, vos rapporteurs spéciaux suivront avec attention les suites qui leur seront réservées.</p> <p align="justify"><strong>Dans ce contexte, le projet de budget pour 2018 paraît davantage marqué par des dépenses subies que par une volonté de renforcer les moyens d'une politique publique dont la bonne exécution présente des enjeux majeurs</strong>, alors même que la maquette de performances du programme aux résultats souvent décevants illustre la nécessité d'une mise à niveau.</p> <p align="justify">Ponctuellement, le projet de budget est l'occasion de souligner la nécessité de consolider les infrastructures de la sécurité de l'alimentation. Parmi les nombreux problèmes à résoudre, le traitement réservé aux vétérinaires sanitaires se doit d'être exemplaire. </p> <p align="justify">À cet égard, votre rapporteur spécial Alain Houpert est conduit à s'interroger à nouveau sur le niveau de la programmation prévue au titre du règlement des contentieux avec les vétérinaires en mission, qui pourrait n'être pas suffisante pour couvrir les dépenses tandis que votre rapporteur spécial Yannick Botrel, prolongeant les recommandations fortes du rapport mentionné plus haut rappelle que l'urgence d'un traitement efficace de la<strong> </strong>tuberculose bovine, zoonose particulièrement grave, dont la prévalence dans les cheptels demeure beaucoup trop forte, suppose une bonne couverture sanitaire du territoire mise à mal par l'apparition de déserts vétérinaires.</p> </td></tr></tbody></table></center></div>
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<div align="center"><center><table border="1"><tbody><tr><td class="wborder"> <p align="justify"><em>En application de l'article 49 de la loi organique relative aux lois de finances, pour le retour des réponses du Gouvernement aux questionnaires budgétaires concernant le présent projet de loi de finances, la <strong>date limite était fixée au 10 octobre 2017.</strong> </em></p> <p align="justify"><em>À cette date, 98 %<strong> des réponses au questionnaire budgétaire étaient parvenues à vos rapporteurs spéciaux</strong>.</em> </p> </td></tr></tbody></table></center></div>
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<h2><a name="_Toc467574437"></a><a name="_Toc494876323"></a><a name="_Toc496775094"></a><a name="_Toc496882619"></a><a name="_Toc497323375"></a><a name="_Toc497396462"></a><a name="_Toc497403811"></a><a name="_Toc497405257"></a><a name="_Toc497468256"></a><a name="_Toc497485373"></a><a name="_Toc497486970"></a><a name="_Toc497487028"></a><a name="_Toc497487079"></a><a name="_Toc497733906"></a><a name="_Toc497733975"></a><a name="_Toc497734062"></a><a name="_Toc497734423"></a><a name="_Toc497812426"></a><a name="_Toc497822440"></a><a name="_Toc497822495"></a><a name="_Toc497822550"></a><a name="_Toc497831018"></a><a name="_Toc497831186"></a><a name="_Toc497835197"></a><a name="_Toc499046995"></a><a name="_Toc499047052"></a><a name="_Toc499047109"></a><a name="_Toc499047166"></a><a name="_Toc499047406"></a><a name="_Toc499047463"></a><a name="_Toc499047535"></a><a name="_Toc499128187"></a><a name="_Toc499832439"></a><a name="_Toc499832677"></a><a name="_Toc499832735"></a><a name="toc1"></a> PREMIÈRE PARTIE - LES CONCOURS BUDGÉTAIRES À L'AGRICULTURE</h2>
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<p align="justify">Le présent projet de loi de finances propose de doter la mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » (AAFAR)<sup>1<a name="fnref1"></a>(<a href="#fn1">*</a>)</sup>, portée par le ministère de l'agriculture et de l'alimentation (MAA) de <strong>3,322 milliards d'euros en AE et 3,435 milliards d'euros en CP </strong>(hors fonds de concours).</p>
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<p align="center"><strong>Évolution 2017-2018 de la mission<br/>« Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales »</strong></p>
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<p align="center"><em>(en millions d'euros et en %)</em></p>
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<div align="justify"><table border="2" cellpadding="2"><tbody><tr> <td align="left" rowspan="2" valign="middle"> <p align="left"><strong>Programmes</strong></p> </td> <td align="left" colspan="2" valign="middle"> <p align="center"><strong>LFI 2017</strong></p> </td> <td align="left" colspan="2" valign="middle"> <p align="center"><strong>Projet de loi de finances 2018</strong></p> </td> <td align="left" colspan="2" valign="middle"> <p align="center"><strong>Évolution</strong></p> </td> </tr> <tr> <td align="left" valign="bottom"> <p align="center">AE</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="center">CP</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="center">AE</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="center">CP</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="center">AE</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="center">CP</p> </td> </tr> <tr> <td align="left" valign="middle"> <p align="left">149 « Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de l'aquaculture »</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">2 266,6</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">2 232,7</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">2 117,1</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">2 225,4</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">- 6,6 %</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">- 0,3 %</p> </td> </tr> <tr> <td align="left" valign="middle"> <p align="left">206 « Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation »</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">508,2</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">505,7</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">555,0</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">553,0</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">+ 10,8 %</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">+ 9,3 %</p> </td> </tr> <tr> <td align="left" valign="middle"> <p align="left">215 « Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture »</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">653,6</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">652,7</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">650,2</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">656,2</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">- 0,05 %</p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right">+ 0,05 %</p> </td> </tr> <tr> <td align="left" valign="bottom"> <p align="left"><strong>Total mission</strong></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><strong>3 428,4</strong></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><strong>3 391,1</strong></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><strong>3 322,3</strong></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><strong>3 434,7</strong></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><strong>- 3,1 %</strong></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><strong>+ 1,3 %</strong></p> </td> </tr> <tr> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><em>dont dépenses de personnel</em></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><em>868,5</em></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><em>868,5</em></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><em>887,1</em></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><em>887,1</em></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><em>+ 2,1 %</em></p> </td> <td align="left" valign="bottom"> <p align="right"><em>+ 2,1 %</em></p> </td> </tr> </tbody></table></div>
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<p align="center"><em>Source : projet annuel de performances annexé au projet de loi de finances pour 2018</em></p>
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<p align="justify">Dans la présentation qui en est faite par le Gouvernement, le projet budgétaire de la mission renouerait avec l'exigence de sincérité. Toutes choses égales par ailleurs par rapport au précédent projet de loi de finances et si l'on considère que ce dernier était insincère, il n'est pas possible de qualifier de sincère ce projet de budget construit selon des logiques analogues de sous-budgétisation des dépenses. La sincérité du budget de la mission supposerait de pouvoir vérifier que les engagements liés aux choix qui structurent les politiques publiques financées par la mission sont convenablement couverts par la programmation budgétaire, ce qui n'est pas le cas en l'espèce.</p>
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<p align="justify">Par ailleurs, si un projet de budget doit respecter des principes élémentaires, il doit faire mieux en répondant, de façon conséquente, aux différents enjeux auxquels se trouve confrontées les politiques publiques qu'il accompagne.</p>
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<p align="justify">De ce dernier point de vue, le projet de budget de la mission ne donne pas satisfaction.</p>
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<h3> <a name="_Toc496775095"></a><a name="_Toc496882620"></a><a name="_Toc497323376"></a><a name="_Toc497396463"></a><a name="_Toc497403812"></a><a name="_Toc497405258"></a><a name="_Toc497468257"></a><a name="_Toc497485374"></a><a name="_Toc497486971"></a><a name="_Toc497487029"></a><a name="_Toc497487080"></a><a name="_Toc497733907"></a><a name="_Toc497733976"></a><a name="_Toc497734063"></a><a name="_Toc497734424"></a><a name="_Toc497812427"></a><a name="_Toc497822441"></a><a name="_Toc497822496"></a><a name="_Toc497822551"></a><a name="_Toc497831019"></a><a name="_Toc497831187"></a><a name="_Toc497835198"></a><a name="_Toc499046996"></a><a name="_Toc499047053"></a><a name="_Toc499047110"></a><a name="_Toc499047167"></a><a name="_Toc499047407"></a><a name="_Toc499047464"></a><a name="_Toc499047536"></a><a name="_Toc499128188"></a><a name="_Toc499832678"></a><a name="_Toc499832736"></a><a name="toc2"></a><a name="toc3"></a><a name="toc4"></a><a name="toc5"></a>I. UN BUDGET QUI CULTIVE LES APPARENCES</h3>
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<h5><a name="_Toc496775097"></a><a name="_Toc496882622"></a><a name="_Toc497323378"></a><a name="_Toc497396465"></a><a name="_Toc497403814"></a><a name="_Toc497405260"></a><a name="_Toc497468259"></a><a name="_Toc497485376"></a><a name="_Toc497486973"></a><a name="_Toc497487031"></a><a name="_Toc497487082"></a><a name="_Toc497733909"></a><a name="_Toc497733978"></a><a name="_Toc497734065"></a><a name="_Toc497734426"></a><a name="_Toc497812429"></a><a name="_Toc497822443"></a><a name="_Toc497822498"></a><a name="_Toc497822553"></a><a name="_Toc497831021"></a><a name="_Toc497831189"></a><a name="_Toc497835200"></a><a name="_Toc499046998"></a><a name="_Toc499047055"></a><a name="_Toc499047112"></a><a name="_Toc499047169"></a><a name="_Toc499047409"></a><a name="_Toc499047466"></a><a name="_Toc499047538"></a><a name="_Toc499128190"></a><a name="_Toc499832680"></a><a name="_Toc499832738"></a><a name="toc10"></a><a name="toc11"></a><a name="toc12"></a><a name="toc13"></a>1. Des dépenses non dotées, des dotations non dépensées</h5>
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<p align="justify">L'appréciation du budget de la loi de finances initiale destiné à notre politique agricole et de l'alimentation est perturbée ces dernières années par d'importants mouvements de crédits intervenant en cours de gestion. </p>
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43
<p align="justify">Qu'ils concernent les crédits de l'année de base retracés dans la loi de finances en cours ou ceux de l'exercice couvert par le projet de loi de finances ils ont pour effet de modifier les équilibres budgétaires à un point tel que les choix budgétaires, sans être totalement illisibles, s'en trouvent pris dans une sorte de relativisme qui brouille une bonne partie des repères usuels. </p>
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44
<p align="justify">Destinés à couvrir des besoins apparus en cours d'année en lien avec des événements de toutes sortes ou avec les affres de la gestion des interventions agricoles, ces ajustements traduisent aussi un défaut de crédibilité des lois de finances de l'année, que votre rapporteur spécial <strong>Alain Houpert</strong> a régulièrement dénoncé comme manifestant un <strong>manque de sincérité des différents « budgets agricoles » </strong>qu'il a eu l'honneur de rapporter.</p>
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45
<p align="justify">Si <strong>cette appréciation</strong>, qui a reçu une forme de consécration dans les travaux sur la situation des finances publiques réalisés par la Cour des comptes à la suite de l'élection du nouveau Président de la République<strong>, a pu être nuancée</strong>, votre rapporteur spécial <strong>Yannick Botrel estimant difficile de provisionner des aléas se prêtant mal à la prévision</strong>, force est de reconnaître que les ajustements de grande ampleur des dotations budgétaires réservées au monde agricole ces dernières années traduisent l'existence d'engagements latents mal provisionnés un temps et qu'il faut bien se résoudre à budgéter quand leur manifestation ne peut plus être différée.</p>
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46
<p align="justify">Plus techniquement, il convient de considérer, d'abord, que <strong>ces évolutions très heurtées viennent relativiser les observations qu'il est possible de porter sur les grandes évolutions de crédits des projets de loi de finances pour l'année à venir</strong>, du fait tant des révisions fréquentes qui les frappent en cours d'année que des difficultés à déterminer la solidité et la signification même de la base de comparaison qu'offrent les crédits de l'année en cours. En effet, il est fréquent que ceux-ci soient profondément remaniés par le collectif de fin d'année alors même qu'ils reflètent plus ou moins des facteurs exceptionnels, de peu de portée si l'on veut apprécier l'effort structurel du pays en faveur de son agriculture. Par ailleurs, il faut bien prendre en compte <strong>les incidences pratiques des errements budgétaires</strong>. Les <strong>impasses budgétaires sont également des impasses de gestion </strong>au fond desquelles les gestionnaires sont pris entre des injonctions contradictoires et quelque peu inconfortables : dépenser ce qu'ils n'ont pas ; économiser ce qu'ils devraient en dépenser. </p>
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47
<div align="center"><center><table border="1"><tbody><tr><td class="wborder"> <p align="center"><strong>L'exemple de l'exécution budgétaire en 2016</strong></p> <p align="justify">On rappelle que jusqu'en 2016, les interventions de l'actuel programme 149 étaient réparties en deux programmes : l'un concernant la politique forestière (ancien programme 149), l'autre correspondant aux diverses mesures de soutien aux exploitations agricoles (programme 154).</p> <p align="justify">S'agissant du programme 149, un solde d'exécution avait pu être constaté. Le taux de consommation des crédits ouverts en loi de finances initiale s'était établi à 84,6 % en crédits de paiement tandis que le taux de consommation des crédits finalement ouverts avait été sensiblement supérieur à 96,5 %, compte tenu d'importantes annulations de crédits en cours d'année (plus de 34 millions d'euros, soit près de 12 % des dotations de la loi de finances initiale).</p> <p align="justify">La situation avait été tout autre pour le programme 154 dont le taux d'exécution des crédits de la loi de finances initiale avait atteint 131,2 % (en crédits de paiement) alors que le taux d'exécution des dotations finalement ouvertes n'avait été de son côté que de 86 %. La loi de finances de l'année avait ouvert 1 279,6 millions d'euros de crédits de paiement mais ceux-ci avaient été augmentés de 671,4 millions d'euros en cours d'année, les 688,2 millions d'euros ouverts par la loi de finances rectificative de fin d'année ayant dépassé de beaucoup les annulations de crédits décidées en cours de gestion. Finalement, en contrepoint de dotations disponibles se montant à 1 951 millions d'euros, le solde d'exécution a été de 272,3 millions d'euros, 259,2 millions d'euros se trouvant gelés par précaution en fin de période en prévision des demandes de reports de crédits prévisibles compte tenu des retards de paiement concernant principalement l'indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN).</p> <p align="justify">On relève également que tant les crédits destinés à verser l'ICHN que ceux devant financer le dispositif d'allègement de cotisations sociales des travailleurs occasionnels (TO/DE) ont été « surgelés » dans l'attente de crédits nouveaux pour financer d'autres dépenses urgentes. Ainsi, ce n'est qu'en toute fin d'année 2016 qu'a été versée à la CCMSA la compensation budgétaire due par l'État au titre des exonérations de cotisations sociales, en contravention avec la convention du 29 février 2008 qui en prévoit le règlement par trois versements (février, juin et novembre) contraignant la Caisse à demander à l'ACOSS une majoration de ses concours financiers.</p> </td></tr></tbody></table></center></div>
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49
<p align="justify">Le projet de budget pour 2018<strong> </strong>ne saurait être apprécié indépendamment des conditions de la programmation budgétaire de l'année en cours<strong>. </strong></p>
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<p align="justify">Sa crédibilité dépend de l'issue réservée aux difficultés qu'elle présente et qui témoignent d'une<strong> </strong>gestion existentielle du budget agricole confrontée à des impasses de financement récurrentes et recourant à des expédients au détriment de la sécurité financière des exploitations agricoles (et de certains organismes partenaires) et au prix de la crédibilité des objectifs poursuivis par la politique agricole, notamment pour les plus fragiles des acteurs de l'agriculture française.</p>
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51
<p align="justify"><strong>Le projet de budget pour 2018 n'échappe pas à ces difficultés. On doit même signaler que, d'ores et déjà, çà et là, il les incarne et les consacre malgré une communication gouvernementale affirmant le contraire.</strong></p>
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<p align="justify"><strong>L'exécution 2017</strong> n'est pas achevée mais elle témoigne d'enchaînements analogues à ceux survenus en 2016 (et est placée sous leur influence directe) et crée des problèmes de programmation financière aigus. On peut en suggérer un résumé en mentionnant l'avis défavorable rendu par le contrôleur budgétaire et comptable ministériel (CBCM) sur la programmation des crédits pour 2017.</p>
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<p align="justify">Les tableaux ci-dessous présentent ainsi les impasses de financement identifiées par le contrôleur budgétaire et comptable ministériel sur le nouveau programme 149 tel qu'issu de la fusion des programmes 154 et 149 ancien.</p>
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<p align="justify"><strong>Le</strong> <strong>total des impasses identifiées par le CBCM s'élève à 1 059,3 millions d'euros</strong> dont <strong>414,6 millions d'euros au titre des refus d'apurement européens</strong>. Compte tenu du dégel intégral de la réserve de précaution (151,8 millions d'euros dont 105,9 millions sur des lignes considérées comme « à dégel obligatoire » par le CBCM, donnée qui conduit à relativiser considérablement la dimension opérationnelle de la réserve de précaution appliquée au crédits de la mission) et des reports massifs de crédits de l'exercice 2016 sur l'exercice 2017 (280,7 millions d'euros) en lien avec l'ouverture tardive réalisée dans la loi de finances rectificative de fin 2016, <strong>l'impasse nette de financement de l'exercice 2017 s'élève encore</strong>, selon le CBCM,<strong> à 626,8 millions d'euros</strong>, <strong>dont 212,2 millions d'euros de refus d'apurement européen</strong>. Il y aurait lieu de définir avec précision une méthodologie plus rigoureuse de chiffrage de la réserve de précaution qui aurait vocation à être appliquée sur le long terme.</p>
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<p align="center"><strong>Impasses budgétaires identifiées par le contrôleur budgétaire <br/>et comptable ministériel</strong></p>
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<p align="center"><em>Source : Rapport du contrôleur budgétaire et comptable ministériel sur la répartition des crédits pour 2017</em></p>
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<p align="justify">Dans ces conditions, <strong>il y a tout lieu d'envisager des ouvertures complémentaires de fin d'année du même ordre que celle du « collectif » de fin 2016</strong>.</p>
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<p align="justify"><strong>Mais, dans l'état de l'information fournie au Parlement par le Gouvernement, rien ne permet d'en donner la garantie. </strong></p>
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<p align="justify"><strong>En toute hypothèse, en l'absence de corrections apportées au dispositif actuel de financement de la politique agricole pour 2017, le projet de budget pour 2018 devrait n'être considéré que comme purement virtuel.</strong></p>
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<p align="justify">Sans préjuger d'évolutions qui pourraient encore advenir au cours de cette fin d'année, il reste que, d'ores et déjà, <strong>le projet de budget pour 2018 entérine en partie le choix de ne pas couvrir toutes les impasses budgétaires de l'année en cours en 2017</strong>. En effet, il comporte des crédits destinés à acquitter des dépenses qui auraient dû être payées (et donc budgétées) en 2017 (voir <em>infra</em>), choix qui, loin d'être un motif de satisfaction, incarne une forme de cavalerie budgétaire (voir <em>infra</em>) mise en oeuvre au détriment des agriculteurs.</p>
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61
<p align="justify">En quelque sorte, <strong>le budget proposé pour 2018 vient consacrer les pratiques de l'exécution budgétaire de l'année en cours, pourtant dénoncées avec insistance par le gouvernement à la suite du rapport de la Cour des comptes du 29 juin 2017 et que ce dernier indiquait avoir corrigé. </strong></p>
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<p align="justify">Force est de conclure cette introduction par plusieurs observations.</p>
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<p align="justify">En premier lieu, la base de comparaison des dotations demandées pour 2018 se trouve d'emblée très supérieure à celle qu'extériorise le projet annuel de performances pour 2018. Celui-ci ne récapitule que des crédits ouverts en loi de finances initiale pour 2017. Or, ceux-ci sont inférieurs de plus d'un milliard aux besoins effectifs de l'exercice en cours, déficit considérable en termes relatifs puisqu'à mettre en rapport avec des ouvertures initiales de 2 232,7 millions d'euros.</p>
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<p align="justify">En second lieu, une sorte de « cavalerie » semble de pratique courante dans la gestion des crédits de la mission. Les déficits consentis dans la programmation initiale des crédits, qui ne couvre pas l'ensemble des engagements certains à payer au cours de l'année, et, en particulier, le cumul des droits ouverts lors des exercices précédents et au titre de l'exercice en cours, conduisent à reporter les paiements relatifs à plusieurs dépenses retracées dans le budget de l'année, généralement de guichet, ou, à tout le moins, inéluctables, jusqu'en fin d'année dans l'attente de crédits complémentaires ouverts en loi de finances rectificative, dont certains ne seront consommés que lors de l'exercice ultérieur à partir des reports de crédits provenant du solde d'exécution budgétaire entre les crédits ouverts par l'ensemble des textes financiers de l'année (loi de finances initiale et lois de finances rectificatives) et les dépenses de l'exercice. </p>
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<p align="justify"><a href="#fnref1">*</a> <sup><em>1</em></sup><em> Des évolutions ont influé sur la mission au cours des cinq dernières années, processus qui se prolonge pour 2018. En premier lieu, on peut rappeler que la mission s'appelait jusqu'au projet de loi de finances 2013 « Agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales ». Les crédits de la pêche qui avaient alors été transférés à la mission « Écologie, développement et aménagement durables », sont réintégrés cette année dans le périmètre de la mission sans que l'intitulé de la mission ne s'en trouve modifié. En second lieu, l'an dernier, les crédits de la forêt avaient été fondus avec ceux de la performance économique et environnementale des entreprises dans le programme 149. Pour mémoire, en 2016, le projet de loi de finances initiale proposait d'ouvrir 277,7 millions d'euros d'autorisations d'engagement et 291,3 millions d'euros de crédits de paiement au titre du programme 149 alors consacré à la seule politique forestière.</em></p>
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<p align="justify">Face à une programmation financière semblant souvent creuser des trous budgétaires pour combler les trous budgétaires creusés l'année précédente, le projet de budget initial pour 2018 semble échapper, par son apparente stabilité, aux heurts d'une gestion budgétaire qualifiée de chaotique par la Cour des comptes. Au moins pour les crédits de paiement, la dotation demandée pour 2018 apparaît globalement stabilisée. Les crédits de paiement connaissent une progression de 1,3 % en ligne avec l'inflation prévisible si bien qu'en valeur réelle ils se trouvent stabilisés.</p>
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<p align="justify">Mais, outre la très faible significativité des inscriptions budgétaires dans leur état actuel du fait des conditions hasardeuses de l'exécution budgétaire en 2017, il y a lieu, pour jauger d'une stabilisation, qui apparaît d'emblée très relative, de tenir compte de modifications de périmètre aux effets considérables et des très fortes incertitudes quant aux charges qui pourraient apparaître au cours de l'année 2018 (voir <em>infra</em>, les développements spécifiquement consacrés au programme 149).</p>
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<p align="justify">Par ailleurs, les éléments de programmation budgétaire à moyen terme, qui ne laissent d'être préoccupants, doivent être pris en compte.</p>
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<p align="justify">Le projet de budget pour 2018 est tributaire d'une <strong>profonde restructuration </strong>du programme 149. </p>
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<p align="justify">Les <strong>crédits destinés à financer la protection sociale</strong> des exploitants <strong>diminuent de 435,5 millions d'euros</strong> tandis que les <strong>crédits ouverts au titre de l'action 27 « Moyens de mise en oeuvre des politiques publiques et gestion des interventions »</strong> <strong>de ce programme </strong>progressent de <strong>306,2 millions d'euros, principalement sous l'effet de l'inscription d'une dotation provisionnelle</strong> de <strong>300 millions d'euros</strong>. </p>
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74
<p align="justify">Une partie importante de la solidarité nationale au bénéfice des exploitants agricoles se trouve ainsi transférée du budget de l'État vers l'architecture générale du financement de la protection sociale, qui relève des équilibres des lois de financement de la sécurité sociale. </p>
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<p align="justify">Ce troc, qui pourrait se révéler désavantageux pour les exploitants agricoles du fait de la hausse de leur contribution au financement de la protection sociale (voir <em>infra</em>) soulage considérablement les charges inscrites au budget.</p>
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<p align="justify">En revanche, le niveau des charges publiques ne devraient pas ressortir diminué de cette évolution qui peut, sous cet angle, s'analyser comme un simple changement de périmètre comptable.</p>
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77
<p align="justify">Cette économie budgétaire est partiellement compensée par l'inscription d'une <strong>dotation provisionnelle globale</strong> destinée à financer la survenance d'un certain nombre de sinistres sanitaires, environnementaux ou de gestion. </p>
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<p align="justify">Vos rapporteurs spéciaux tendent à considérer cette inscription avec faveur, dans la mesure où elle pourrait rapprocher le projet de budget d'une plus grande sincérité.</p>
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79
<p align="justify">Toutefois, hormis les réserves précisées ci-dessous sur ce point particulier du fait des inconnues portant sur les engagements latents du budget agricole, force est d'observer que la dotation dont s'agit n'a pas <em>a priori</em> vocation à être dépensée, en dehors de la survenance de dépenses imprévisibles. Elle constitue une réserve assurantielle appelée à financer les suites de sinistres dont la nature très diversifiée doit, au demeurant, être soulignée dans la mesure où les dépenses associées présenteraient des conséquences très inégales pour les agriculteurs. Dans l'hypothèse où cette cagnotte serait utilisée pour financer les impérities de la gestion par la France des interventions agricoles européennes, son emploi, consacré à régler les dettes de l'Etat, ne profiterait que de façon très indirecte aux exploitations.</p>
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<p align="justify"><strong>Dans ces conditions, il n'est pas possible de compter, sans bénéfice d'inventaire, les 300 millions d'euros ouverts en 2018 au rang des dotations représentatives des concours à l'agriculture française.</strong></p>
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<p align="justify">C'est encore par d'autres aperçus qu'il convient de nuancer l'apparente stabilité du budget agricole pour 2018. Outre les évolutions contrastées entre les programmes il y a lieu de constater qu'elle ne s'étend pas aux autorisations d'engagement, dont la programmation qui traduit les orientations budgétaires à plus long terme doivent être considérées comme d'autant plus négatives que la programmation pluriannuelle des finances publiques les ancrent dans le moyen terme.</p>
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84
<p align="justify">Le programme 149 qui regroupe les interventions correspondant au renforcement des exploitations agricoles répondant à des choix structurels de politique de développement agricole et rural. Particulièrement significatif pour les exploitants, il subit une contraction de ses moyens. Déjà importante pour les seuls crédits de paiement (- 0,3 % en valeur et, ainsi plus de 1 % en volume), elle ressort comme tout à fait considérable pour les autorisations d'engagement. Celles-ci reculent de plus de 6 %.</p>
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<p align="justify">Le programme 206 consacré à la sécurité sanitaire de l'alimentation connaît, de son côté, une forte progression de ses crédits (9,3 % en CP ; plus de 10 % en AE). Compte tenu de son poids relatif, cette dynamique n'alourdit les charges budgétées que de 47,3 millions d'euros contre une économie apparente de 7,3 millions d'euros associée au repli de 0,3 % des dotations du programme 149. Enfin, le programme de financement général de l'administration de l'agriculture (d'autres dépenses d'administration sont toutefois logées dans les deux autres programmes de la mission) connaît une légère augmentation de ses moyens.</p>
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<h6><a name="_Toc497323384"></a><a name="_Toc497396471"></a><a name="_Toc497403820"></a><a name="_Toc497405266"></a><a name="_Toc497468265"></a><a name="_Toc497485382"></a><a name="_Toc497486979"></a><a name="_Toc497487037"></a><a name="_Toc497487088"></a><a name="_Toc497733915"></a><a name="_Toc497733984"></a><a name="_Toc497734071"></a><a name="_Toc497734432"></a><a name="_Toc497812435"></a><a name="_Toc497822449"></a><a name="_Toc497822504"></a><a name="_Toc497822559"></a><a name="_Toc497831027"></a><a name="_Toc497831195"></a><a name="_Toc497835206"></a><a name="_Toc499047004"></a><a name="_Toc499047061"></a><a name="_Toc499047118"></a><a name="_Toc499047175"></a><a name="_Toc499047415"></a><a name="_Toc499047472"></a><a name="_Toc499047544"></a><a name="_Toc499128196"></a><a name="_Toc499832686"></a><a name="_Toc499832744"></a><a name="toc34"></a><a name="toc35"></a><a name="toc36"></a><a name="toc37"></a>b) Des orientations préoccupantes pour l'avenir</h6>
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87
<p align="justify">Même si elle résulte également d'autres déterminants, la forte baisse des autorisations d'engagement du programme 149 paraît préfigurer le choix d'inscrire les dépenses agricoles sur une trajectoire baissière au cours des années à venir tel que l'illustre le projet de loi de programmation des finances publiques en cours d'examen par le Parlement.</p>
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<p align="justify"><strong>Évolution des crédits de paiement de la mission (2018-2020)</strong></p>
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<p align="center"><em>(en milliards d'euros)</em></p>
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<div align="center"><table border="2" cellpadding="2"><tbody><tr> <td align="left" valign="middle"> </td> <td align="left" valign="middle"> <p align="center"><strong>2018</strong></p> </td> <td align="left" valign="middle"> <p align="center"><strong>2019</strong></p> </td> <td align="left" valign="middle"> <p align="center"><strong>2020</strong></p> </td> <td align="left" valign="middle"> <p align="center"><strong>Écart 2020/2018</strong></p> </td> </tr> <tr> <td align="left" valign="middle"> <p align="center"><strong>Crédits de paiement</strong></p> </td> <td align="left" valign="middle"> <p align="center">3,19</p> </td> <td align="left" valign="middle"> <p align="center">2,88</p> </td> <td align="left" valign="middle"> <p align="center">2,84</p> </td> <td align="left" valign="middle"> <p align="center">- 0,35</p> </td> </tr> </tbody></table></div>
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<p align="center"><em>Source : projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022</em></p>
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<p align="justify">Les crédits de paiement dessinent une baisse de 350 millions d'euros en 2020 par rapport au projet de budget pour 2018.</p>
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<p align="justify">Il s'agit d'une <strong>réduction (plus de 10 %) dont l'ampleur considérable doit être appréciée en fonction d'une série de paramètres. </strong></p>
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<p align="justify"><strong>Il convient d'abord de rappeler que la cible d'évolution des dépenses des administrations centrales suppose une croissance en volume de 1 % par an sur la période de programmation d'où le niveau de priorité accordée à l'agriculture se déduit aisément. </strong></p>
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<p align="justify"><strong>Encore faut-il considérer que la programmation budgétaire pour les deux années 2019 et 2020 est déjà préemptée par 588,3 millions d'euros correspondant à des dépenses engagées.</strong></p>
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<p align="justify"><strong>Enfin, et peut-être surtout, la programmation triennale intervient dans un contexte général de très fortes incertitudes</strong>.</p>
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97
<p align="justify">Non seulement elle s'étalonne sur un projet de budget pour 2018 dont la consistance pourrait être très inférieure aux besoins (du fait des charges reportées et de la survenance de nouveaux risques ; voir <em>infra</em>) mais encore paraît négliger un contexte européen offrant la perspective de nouveaux défis financiers et un contexte mondial de très fortes tensions.</p>
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<p align="justify">Sur ce dernier point, il suffit de rappeler que le nombre des personnes souffrant de la faim dans le monde, qui avait reculé ces dernières années, devrait connaître une augmentation en 2017, la perspective d'une hausse de la demande mondiale de nourriture en lien notamment avec celle de la population mondiale posant bien les termes d'un défi alimentaire auquel il est de la responsabilité de la France, d'autant que de grands voisins y pourraient être particulièrement confrontés, d'apporter sa contribution.</p>
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99
<p align="justify">Quant au cadre européen, la nouvelle programmation financière ne s'ouvre pas sur des perspectives particulièrement favorables si l'on en juge par la tonalité générale du débat budgétaire où la politique agricole commune n'apparaît plus comme une priorité offensive pouvant permettre à l'Europe d'assumer les responsabilités d'une puissance agricole mondiale mais comme un élément « à ne pas sacrifier », ou encore par les incertitudes liées au « Brexit »<sup>2<a name="fnref2"></a>(<a href="#fn2">*</a>)</sup>.</p>
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100
<p align="justify"><strong>Dans ces conditions, vos rapporteurs spéciaux regrettent que le Gouvernement, par les orientations financières qu'il entend donner à notre politique agricole, ajoute au climat d'ensemble qui pèse sur l'environnement agricole un facteur d'alourdissement de ses perspectives.</strong></p>
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<p align="justify"><a href="#fnref2">*</a> <sup><em>2</em></sup><em> Vos rapporteurs spéciaux ont abordé certains scenarios liés à cet événement dans leur rapport annexé au rapport général sur le projet de loi de finances pour 2017.</em></p>
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<p align="justify">Le budget de la mission n'épuise pas l'ensemble des concours publics à l'agriculture. Au demeurant, sa contribution aux soutiens publics à l'agriculture suit une tendance à la baisse depuis quelques années, évolution qui n'est pas sans susciter quelques interrogations quant aux équilibres ordonnant le financement de notre politique agricole.</p>
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<p align="justify">Pour appréhender l'ensemble des concours publics à l'agriculture, il convient de compléter la considération des crédits de la mission AAFAR par d'autres transferts publics.</p>
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<p align="justify">Aux 3,435 milliards d'euros de crédits de paiement demandés pour 2018, il faut ajouter <strong>17,927 milliards d'euros</strong> d'autres concours publics.</p>
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<p align="center"><strong>Évolution et décomposition des concours publics à l'agriculture<br/>(2013-2018)</strong></p>
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<p align="center"><em>(en millions d'euros)</em></p>
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<p align="center"><em>Source : commission des finances du Sénat d'après les données du ministère de l'agriculture et de l'alimentation</em></p>
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<p align="justify">En six ans, les concours publics à l'agriculture auront rassemblé <strong>120,1 milliards d'euros</strong>, soit, en moyenne annuelle, 20 milliards d'euros. </p>
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<p align="justify"><strong>Hors financement de l'enseignement agricole </strong>(technique et supérieur) et de la <strong>recherche</strong> (voir le tableau ci-dessous), ils auront totalisé <strong>109,8 milliards d'euros</strong>.</p>
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<p align="center"><strong>Évolution des dépenses et crédits de l'enseignement et de la recherche agricoles<br/>(2013-2018)</strong></p>
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<p align="center"><em>(en millions d'euros)</em></p>
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<p align="center"><em>Source : commission des finances du Sénat d'après les données du ministère de l'agriculture et de l'alimentation</em></p>
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<p align="justify">Prolongeant une tendance bien installée, les concours apportés à l'agriculture en 2018, en augmentation de 15,1 % par rapport à l'année 2013, progresseraient davantage entre 2017 et 2018 que les seules dépenses budgétaires (+ 4,8 % contre + 1,40 %) et <em>a fortiori </em>que les seules dotations de la mission (+ 1,3 %).</p>
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117
<p align="justify">Pourtant, avec 8,907 milliards d'euros de subventions européennes, les aides versées par l'Europe s'inscriraient en baisse par rapport à un référentiel théorique pour 2017 de 8,936 milliards d'euros. En 2013, elles étaient encore de 9,132 milliards d'euros et ont ainsi connu un repli de 2,5 % en valeur sur la période, soit un repli en volume considérable. Ce recul confirme la tendance des dépenses sur crédits à décliner. Il est partiellement le reflet des refus d'apurement communautaire qui, sur la période, ont contraint le budget national à prendre le relais des paiements en provenance du budget européen. ce point appelant d'ailleurs la poursuite et l'approfondissement du travail méthodologique conduit en matière d'octroi de ces aides afin d'en limiter la portée financière parfois très conséquente pour l'État. Mais, il correspond aussi à une programmation financière pluriannuelle qui n'a pas témoigné d'une volonté de maintenir la politique agricole commune comme première priorité de l'Union européenne. </p>
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<p align="justify">Les facteurs de soutien à la dynamique des concours publics agricoles sont ailleurs. Prolongeant également une tendance qui semblait acquise, ils résident dans la forte croissance attendue des allègements de cotisations sociales et des dépenses fiscales. Cumulée leur augmentation apporterait en 2018 269 millions d'euros aux exploitations agricoles et atteindrait 4,1 %. </p>
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119
<p align="justify">On relèvera qu'avec 1,8 milliard d'euros l'estimation des dépenses fiscales réalisée par les comptables nationaux diffère de celle présentée dans le projet annuel de performances de la mission pour 2018. Il semble que des motifs méthodologiques soient en cause.</p>
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120
<p align="justify">Dans l'annexe budgétaire, les 37 dépenses fiscales désormais rattachées au programme 149 devraient avoir un coût de 2,862 milliards d'euros en 2018, dont 2,67 milliards d'euros pour les impôts perçus par l'État et 171 millions d'euros pour les dépenses fiscales concernant les impôts locaux prises en charge par l'État.</p>
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